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Le 11/08/2013 : Epiplatys dageti: le killi à la gorge de feu

Epiplatys dageti est un hôte fréquemment hébergé dans nos bacs, y compris par les aquariophiles qui pensent que les killies  sont des poissons délicats à maintenir. Souvent, l’appartenance des poissons du genre Epiplatys  au groupe des  Cyprinodontidae ovipares, les killies, est  d’ailleurs ignorée. Ces poissons en font pourtant partie ! Certes ils ne possèdent pas la brillante livrée des Aphyosemions ou des Nothobranchius, mais il ne faut pas oublier que cette famille compte plus de 700 espèces . Rien d’étonnant alors à une grande diversité de formes et de colorations .

Epiplatys dageti est un hôte fréquemment hébergé dans nos bacs, y compris par les aquariophiles qui pensent que les killies  sont des poissons délicats à maintenir. Souvent, l’appartenance des poissons du genre Epiplatys  au groupe des  Cyprinodontidae ovipares, les killies, est  d’ailleurs ignorée. Ces poissons en font pourtant partie ! Certes ils ne possèdent pas la brillante livrée des Aphyosemions ou des Nothobranchius, mais il ne faut pas oublier que cette famille compte plus de 700 espèces . Rien d’étonnant alors à une grande diversité de formes et de colorations .

Le genre Epiplatys compte 40 espèces ou sous-espèces dont le patron de coloration est  discret, tout en reflets , en demi-teintes et en ponctuations discrètes. Trois ou quatre killies de ce groupe font exception  et possèdent  une livrée attrayante, sans pour autant en faire le centre d’attraction de l’aquarium. Parmi eux, Epiplatys dageti est un poisson  souvent disponible chez les commerçants et fréquemment présent chez les killiphiles. Assez souvent, il est nommé par erreur E. chaperi. Cette appellation date de sa première importation en 1908. A l’époque, il est décrit et identifié par Boulanger sous le nom d’ espèce de chaperi qui est un autre poisson du genre Epiplatys. Il faut attendre 1953 pour que l’ichthyologue Poll    corrige l’erreur. De nos jours, la confusion persiste quelquefois.

 

Un petit  brochet rayé

Comme tous les Epiplatys, du plus petit de 3 cm au plus grand de 10 centimètres, l’allure générale du dageti évoque celle d’un petit brochet. Les aquariophiles d’ Outre- Rhin  surnomment d’ailleurs ces poissons “Hechtling”, ce qui signifie “ petit brochet” . Rassurez-vous cependant, la ressemblance s’arrête là, aucune allusion à son comportement !

Comme Esox lucius, le corps du dageti  est  allongé, de section cylindrique. Les mâles atteignent la taille de 5,5 centimètres, un de moins pour les femelles. Seules la tête et la partie antérieure du dos sont aplaties , particularité qui est à l’origine du nom Epiplatys  (en grec, “dessus aplati“) .Une autre particularité de ces poissons est la présence d’une tache brillante au sommet de la région céphalique. Son rôle est controversé, mais la théorie la plus répandue est celle du mimétisme avec les reflets et vaguelettes de la surface de l’eau. Grâce à cet artifice, notre killi échappe au regard des  oiseaux piscivores à l’affût des poissons  à la surface de l’eau, zone d’évolution privilégiée d’E. dageti.  La nuit, cette tache reflète la lumière des lampes  des pêcheurs et permet une capture aisée des  Epiplatys.

 La gueule largement fendue et nettement orientée  vers le haut, présente une mâchoire inférieure prognathe. Celle-ci est soulignée par une fasciature noire qui se prolonge  jusqu’à l’oeil  et  rejoint ensuite la gorge. Celle-ci  présente une coloration qui varie suivant les populations du gris-rose au rouge grenat.  Les yeux sont grands, l’iris souvent jaune. Ils sont très mobiles, comme chez de nombreux Cichlidae.  

La  nageoire dorsale, de petite taille  est implantée dans la  partie postérieure du corps, proche de la caudale. L’anale , plus développée que la dorsale , débute  approximativement  à la moitié de la partie ventrale. Chez les mâles, les nageoires anales et caudales  sont prolongées par des rayons épineux. L’anale dépasse alors la naissance de la caudale et présente une courte épée en position basse. Hormis les ventrales et les pectorales, les nageoires sont bleu-vert, ponctuées finement de carmin ou  de noir.  Les nageoires des femelles sont toutes moins développées que celles de leurs compagnons et le plus souvent incolores. Les rayures sont moins prononcées et plus courtes.

Définir  une coloration de base unique pour le corps d’Epiplatys dageti est difficile. Les teintes dominantes sont le vert et le jaune. La partie dorsale, mimétisme oblige, est plus foncée : vert-olive. La zone ventrale  tire sur les teintes jaunâtres et les flancs  du jaune au vert-bleu. En fait, ce sont les fasciatures noires,  réparties sur tout le corps du poisson  qui sont le plus remarquables . Au nombre de 5 ou de 6, elles strient  le corps du killi, à intervalles réguliers, de la tête à l’extrémité de la nageoire caudale. La première bande, assez discrète , débute immédiatement à l’arrière des pectorales. Trois autres, plus accentuées, se situent dans la partie postérieure du poisson et se prolongent dans l’anale. Cette nageoire comporte une bande marginale noire se prolongeant dans les rayons filamenteux  qui débordent  sur la caudale. La dernière fasciature débute à la naissance du pédoncule caudal et se prolonge en obliquant dans les rayons inférieurs, soulignant ainsi l’épée . Cette dernière caractéristique est un élément déterminant pour la différenciation visuelle des  espèces dageti et chaperi; celle-ci ne présente aucune fasciature dans la nageoire caudale, ni prolongement filamenteux.

 

 Les dagetis , deux  sous-espèces

Présente en  Côte d’Ivoire, au Ghana et au Libéria, l’espèce dageti  est divisée en deux sous-espèces comptant plusieurs populations.

 L’espèce la plus anciennement décrite est E. dageti dageti. Elle fréquente des biotopes très différents, sur les territoires ivoiriens et ghanéens . La présence de ce killi dans des points d’eau stagnante   de la  savane côtière ou de ruisseaux  forestiers explique sa grande adaptabilité en matière de température et d‘environnement. Rien de comparable entre l’eau claire à 22°C d’un ruisseau de la forêt primaire et celle boueuse et stagnante de la savane ! La température de l’eau dans ces plans d’eau dépourvus d’ombrage y avoisine quelquefois les 28 °C. Le point commun à tous  ces biotopes est la faible minéralisation des eaux.

La seconde sous-espèce est originaire des environs de Monrovia,  au Libéria : E. dageti monroviae, décrit en 1964 par Daget et Arnoult. Elle fréquente les zones  de savane côtière  à la température relativement élevée, de 25 °C à 28 °C. . Il s’agit là d’une espèce plus massive aux fasciatures plus larges , à la teinte noire plus soutenue et au nombre de 5 (6 pour dageti dageti ). Le corps du dageti monroviae présente une teinte cuivrée sur les flancs et  surtout une gorge rouge vif chez les mâles.   Il faut remarquer que , hormis les bacs des killiphiles qui maintiennent les souches dans leur pureté originelle, les dagetis du commerce sont le fruit de sélections . La plupart de ces  poissons  ont pour origine la souche  de Monrovia et présente actuellement 5 fasciatures ainsi qu’une nuance cuivrée plus intense.

 

Zone d’évolution : la surface

Dans la nature, E. dageti passe de longs moments juste sous la surface de l‘eau, généralement  posté sous une plante ou un branchage immergé. De cet endroit stratégique, il est à même de se jeter sur tout insecte qui  tombe à l’eau. Ceux-ci constituent la majeure partie de son bol alimentaire. Il ne dédaigne pas les alevins  ou les  petits poissons ( jusqu’à 30% de sa taille) qui viennent rechercher l’abri du couvert végétal. Les jeunes dagetis se rassemblent souvent en bancs qui se disloquent dès la maturité sexuelle atteinte. Ils apprécient l’eau bien oxygénée et, si le biotope le permet,  fréquentent les bordures des courants.  Adultes, ils se rencontrent rarement en groupe ou en couple.

Ce comportement se retrouve en aquarium mais le maintien de plusieurs mâles  n’est  pas problématique. Il se produit des parades d’intimidation, toutes nageoires déployées, couleurs scintillantes et gorge déployée. Généralement, un des adversaires s’enfuit et une hiérarchie au sein  des mâles s’installe. La cohabitation des femelles s’effectue sans aucune difficulté. Pour leur offrir de bonnes conditions de vie, deux possibilités existent. La première est de lui réserver un aquarium spécifique , la seconde est de l’installer dans un bac communautaire .Si votre choix se porte sur une maintenance en aquarium spécifique, optez pour un bac assez long et de faible hauteur. Notre poisson occupant essentiellement la couche supérieure de l’aquarium , les zones de pleine eau et proche du sol  restent inutilisées. Un  bac de 80 x 40 x 25 centimètres , soit un volume brut de  80 litres permet d’héberger confortablement  une douzaine de dagetis adultes .

L’aquarium est installé classiquement avec un filtre efficace dont le rejet affleure en surface sans créer de remous exagérés. Un combiné chauffant  est réglé entre 23 et 27 °C, 25 °C constituant un bon compromis pour la plupart des dagetis en provenance du commerce. Si les poissons vous parviennent par le biais d’un killiphile, la connaissance de la population d’origine  du killi  permet alors un ajustement précis de la température (plus proche de 28°C pour un poisson originaire de la savane, 22°C pour un autre issu d’un ruisseau forestier ). Comme pour tous les Epiplatys, la rampe d’éclairage de l’aquarium  doit être positionnée vers la partie avant du bac afin de procurer un éclairage latéral qui rehausse les reflets insoupçonnés de ces poissons,  sous  éclairage classique.

L’eau utilisée  doit être peu minéralisée et relativement acide, sans atteindre des valeurs extrêmes. Un T.H. situé entre 10 et 15 ° et un P.H.  oscillant entre 6,5 et 7 °  conviennent parfaitement.  Un remplacement hebdomadaire de 10% du volume favorise un bon équilibre biologique. Si vous êtes uniquement sensible à la beauté de ce killi et que vous ne vous souciez pas d’obtenir une nombreuse descendance, une eau légèrement plus minéralisée peut être utilisée. Côté plantation, des plants de Ceratopteris ou de Pistia, du Riccia ou des brins libres de Ceratophyllum sont disposés en surface. Il faut cependant laisser un tiers de la surface dégagée pour lui permettre de parader et à l’aquariophile de mieux l’observer. Le sol peut être recouvert de feuilles de chênes ou , plus classiquement, de pouzzolane. Evitez un sol clair qui ne met pas en valeur les couleurs des dagetis. Quelques pieds de Microsorum ou d’Anubias viennent compléter la décoration.

 Pour terminer l’installation de l’aquarium, un point très important. Tous les Epiplatys sont d’excellents sauteurs et des rois de l’évasion. Il est impératif de bien couvrir l’aquarium par une vitre . Le vide entre les tuyaux ,fil du chauffage et le couvercle doit être équipé d’un tampon de ouate . Des évasions ont souvent lieu à cet endroit !

Si une maintenance en bac communautaire est préférée, les Epiplatys  dageti  occupent toujours les strates supérieures de l’aquarium. Il convient de leur  réserver cette niche écologique, à l’exclusion de toute autre espèce d’Epiplatys avec laquelle des combats mortels ont systématiquement lieu. La cohabitation interspécifique  avec d’autres genres ne pose généralement aucun problème, excepté pour les petits poissons ou alevins qui sont  considérés comme des gâteries... 

 

Question nourriture, si vous élevez des drosophiles, n’hésitez pas à en distribuer. Epiplatys dageti accepte cependant  beaucoup d’autres aliments plus usuels mais avec une préférence pour les proies vivantes de surface ou de pleine eau. Les larves de moustique (noires et blanches )  sont très appréciées  ainsi que les  artémias adultes et les daphnies . Les vers de vase , tubifex , vers Grindals  et enchytrées sont  également avidement consommés. Pour éviter que ces proies ne tombent trop rapidement au fond de l’aquarium, il est judicieux de les déposer sur le Riccia ou sur les brins de Ceratophyllum. L’utilisation d’une mangeoire destinée à la distribution des tubifex et Grindal permet une meilleure distribution de ces proies. Les dagetis viennent quelquefois chercher leur nourriture sur le fond mais  la morphologie de leur gueule les prédispose à consommer des proies en surface. Si , comme tous les poissons, nos “petits brochets” ont une préférence pour les proies naturelles, les paillettes sont également acceptées .

Reproduction : naturelle ou contrôlée

La reproduction d’E. dageti ne pose pas de difficultés particulières pour peu que les géniteurs soient bien nourris et installés dans de bonnes conditions. Dans un aquarium spécifique installé comme décrit plus haut, de nombreux alevins naissent et grandissent. Les parents ne les mangent pas, le cannibalisme provient des  aînés ! Dans un tel bac, les alevins trouvent dès la naissances du micro plancton dans les plantes de surface et plus particulièrement dans les touffes de Riccia. Un complément de nourriture sous forme de nauplies d’artémias limite le cannibalisme et accélère la croissance des petits dagetis.

Pour mener plus rationnellement une phase reproductive de ce killi, une autre méthode est utilisée. Elle nécessite l’utilisation d’un aquarium de ponte , de plusieurs petits bacs d’une contenance d’environ deux litres et d’un aquarium de grossissement. Pour héberger un trio de reproducteurs ( un mâle et deux femelles), une vingtaine de litres d’eau suffit. Le bac est équipé d’un chauffage réglé à 24 °C, d’un petit filtre boîte et de plusieurs mops flottants. Les brins de l’écheveau doivent toucher le sol du bac qui reste nu pour faciliter le siphonnage  hebdomadaire des déchets. Pensez à installer un couvercle anti-évasion !  L’eau utilisée doit être peu minéralisée, au T.H. maximum de 10 ° .Le P.H. doit être compris entre 6,5 et 7 ° et 10 % du volume changé chaque semaine.   Un éclairage individuel du bac  n’est pas nécessaire si l’aquarium est éclairé par une lumière ambiante.

Pour préparer la reproduction, les géniteurs sont séparés une quinzaine de jours et copieusement nourris de proies vivantes. Passé ce délai, ils sont réunis dans le bac de ponte. La cour du mâle est  pressante mais il ne brutalise jamais sa compagne. Après une brève nage côte à côte, les géniteurs se  serrent l’un contre l’autre. Leur corps s’arque et la femelle dépose un oeuf  fécondé  aussitôt par le mâle. Bien nourrie, elle pond quotidiennement une dizaine d’oeufs pendant  trois semaines environ. D’un diamètre de un à 1,2 mm et légèrement adhésifs,  ils sont déposés sur le mop, indifféremment sur la partie haute ou basse.

Epiplatys dageti  appartient au groupe des killies non annuels. Ce groupe réunit les poissons dont les oeufs  se développent sous l’eau, après une période d’incubation de plusieurs semaines. Chaque semaine, les deux mops du bac de ponte sont retirés et  déposés dans une boîte remplie d’eau du bac des géniteurs. Celle-ci flotte dans un aquarium qui va devenir le bac de grossissement. Les premières éclosions vont  se dérouler  une semaine environ après l’installation des mops dans la boîte d’éclosion ( de 9 à 15 jours après la ponte)et vont s’échelonner sur une semaine, à 24 °C . Il est alors temps de collecter du fin plancton de mare ou, plus simplement ,de démarrer une culture d’infusoires et autre micro faune par germination de riz paddy.

A la naissance, les alevins mesurent 3 mm et sont trop petits  pour consommer des nauplies d’artémia. Il convient de les alimenter avec  le micro plancton collecté ou élevé . Passé 3 jours, les nauplies d’artémias prennent le relais . En fait, étant donné l’échelonnement des naissances, les deux types de nourritures sont distribuées  conjointement,  tant que des éclosions se produisent. Les alevins trouvent ainsi une nourriture constamment adaptée à leur âge .Ils grandissent relativement  vite et peuvent consommer des vers Grindal   et des daphnies ou cyclops calibrés .dès leur premier mois  de vie. Des tubifex hachés peuvent ensuite  venir en complément  .

Passé une semaine, les deux nouveaux mops sont retirés et installés dans une autre boîte d‘éclosion. La  procédure se répète trois fois puis les poissons sont retirés de l’aquarium de ponte. Inutile de préciser que l’hygiène dans les boîtes d’éclosion doit être rigoureuse. Après toutes les éclosions, trois beaux planorbes peuvent être introduits comme aide de nettoyage . Il faut absolument éviter de mettre des oeufs de poissons en présence de ces escargots : ils en raffolent ! Tant que les alevins  demeurent dans les boîtes, un syphonnage quotidien des déchets , à l’aide d’une grosse seringue, est indispensable. L’eau de renouvellement est puisée dans le bac de ponte.

Un mois après les premières éclosions, un premier tri des alevins par taille est effectué. Les plus grands sont installés dans l’ancien bac de ponte qui sert alors d’aquarium de grossissement. Les alevins de taille intermédiaire intègrent  le bac dans lequel flottent les boîtes d’éclosion  et les plus petits sont répartis dans les trois  bacs d’éclosion. Pour éviter tout cannibalisme, un tri par taille est effectué chaque mois. Bien nourris et maintenus dans de bonnes conditions sanitaires , la différenciation sexuelle  est apparente à partir du troisième mois. A six mois Epiplatys dageti atteint sa taille adulte et peut  à son tour pérenniser  l’espèce.

Installé dans votre aquarium, ce mini brochet  occupe la partie supérieure du bac, une niche écologique rarement utilisée. Peu farouche et résistant ,il devient souvent  un hôte permanent pour les aquariophiles qui se sont laissés séduire par sa morphologie inhabituelle et sa gorge de feu. A quand votre tour ?

FICHE TECHNIQUE

 

Epiplatys dageti

Famille : Cyprinodontidés

Genre : Epiplatys

Espèce : dageti

Sous-espèce : -dageti

                      - monroviae

 

Origine: -pour dageti dageti, Côte d’Ivoire et Ghana

             -pour dageti monroviae, Libéria ,aux alentours de Monrovia

 

Description : Ressemble à un brochet miniature. Le corps est cylindrique, allongé. Région céphalique aplatie avec une tache lumineuse sur le front.. Bouche large  dirigée vers le haut.  Gorge rouge vif à orangé suivant la souche . La nageoire dorsale se situe très  en arrière du corps. L’anale et la caudale sont prolongées de rayons filamenteux qui forment une épée basse sur la queue des mâles.  Les nageoires des femelles sont moins développées. Le corps est barré de plusieurs bandes transversales noires : 6 pour d. dageti, 5 pour d. monroviae.  La dernière fasciature se prolonge dans l’épée. L’anale est également bordée de noir. Couleur dominante du corps: vert-jaune. Le dos tire sur le vert olive , les flancs sont verts bleus et le entre jaunâtre. La souche de Monrovia présente une teinte générale plus cuivrée et un corps plus massif.

 

Taille : les mâles dageti dageti atteignent  5,5 cm contre 6,5 cm pour dageti monroviae. Les femelles sont plus petites d’un centimètre

 

Comportement et maintenance :

Bon comportement intra spécifique. Les mâles se livrent  à des batailles d’intimidation sans gravité. Une hiérarchie s’installe rapidement. Relations inter spécifiques bonnes excepté pour les autres poissons du genre Epiplatys. Eviter la cohabitation avec des poissons trop petits  qui seraient avalés . La maintenance ne pose pas de problème; il s’agit d’un poisson actif et robuste mais candidat aux évasions.  Bien couvrir l’aquarium et boucher les trous du couvercle avec de la ouate.

 

Température : tolérance de 21°C à 28 °C. Optimum 24 °C. Une température trop élevée en permanence abrège la vie du poisson.

 

Caractéristiques de l’eau : eau moyennement à faiblement minéralisée et légèrement acide : T.H. compris entre 5 et 15 °, P.H. entre 6,5 et 7.

 

Reproduction : relativement aisée. Le poisson se reproduit en bac d’ensemble s’il est suffisamment planté. Autre technique: séparer un mâle et deux femelles pendant 15 jours. Bien les conditionner avec des proies vivantes. Réunir le trio dans un bac de 20 litres pourvu de 2 mops. Température : 24 °C . Toutes les semaines, retirer les mops et les placer dans un bac d’éclosion. Naissance de 9 à 15 jours après la ponte.  Fin plancton pour les alevins puis complément avec des nauplies d’artémia.

 

Nourriture :préférence pour les nourritures vivantes: artémias, daphnies ,vers de vase tubifex et surtout larves de moustique noires. Accepte le congelé et les paillettes. Apprécie également les drosophiles et les alevins en excédent.                 

 

POUR LUI PLAIRE

 

AQUARIUM

Cuve en verre collé de 100 x 40 x 30 cm ( Lxlxh) d’un volume brut de 120 litres . Couvercle parfaitement jointif indispensable.

 

EAU

Eau bien filtrée . Faiblement minéralisée et légèrement acide : T.H. entre 5 et 15°, P.H. de 6,5 à 7°. Température : 24°C.

 

EQUIPEMENT

Filtre à décantation installé à l’arrière de l’aquarium . Masses filtrantes mécaniques ( perlon) et biologiques (pouzzolane). Choisir un débit d’environ 300 litres. Un  combiné chauffant de 100 watts réglé sur 24 °C est installé.

 

ECLAIRAGE

Deux tubes fluorescents de 30 watts commandés par un programmateur réglé pour un éclairage de 12 heures.

 

ENTRETIEN

Chaque semaine, siphonnage des déchets et remplacement de 10 % du volume d’eau par une autre aux caractéristiques similaires. Une fois par mois, entretien de la plantation et rinçage des éléments de filtration.

 

DECOR

Le sol est constitué de lave concassée avec une sous couche d’un mélange du commerce destiné à la bonne croissance des plantes. Une grande plaque de schiste prend place dans l’angle arrière gauche et dissimule la partie technique. Dans l’autre angle, une racine de tourbière dirigée vers la surface.

 

PLANTATION

 Cinq pieds de Vallisneria spiralis  sont plantés le long de la vitre arrière. A l’arrière droit une gros buisson de Ceratophyllum . Sur la droite du bac ,en position centrale, trois Anubia barteri cultivées sur roche complètent la plantation du sol. En surface, deux Ceratopteris de taille moyenne.

 

POPULATION

-Cinq couples d’Epiplatys dageti monroviae

-Cinq Brycinus  longipinnis

- Quatre Corydoras metae

 

ALIMENTATION

Poisson facile à nourrir. Deux distributions quotidiennes. Le matin paillettes de bonne qualité, le soir nourriture vivante: larves de moustique, tubifex, daphnies , drosophiles.... suivant la saison. Pendant la période hivernale, artémias adultes  .

 

Article de Serge PIERRET, paru dans Aquarium Magazine

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