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Le 11/08/2013 : Les Cynolebias

Les Cynolebias font partie de la famille des  Cyprinodontidae ovipares , appelés Killies. Ce sont les cousins sud-américains des Nothobranchius qui peuplent les eaux temporaires d’Afrique de l’Est et du Sud. L’intérêt que les aquariophiles leur portent est lié au mode reproductif  développé par ces espèces pour assurer leur pérennité  malgré la sécheresse,   plus qu’à leur livrée.

Cynolebias nigripinnis

 

En effet, seule une dizaine d’espèces , sur les 53 de l’ancien genre Cynolebias, peuvent rivaliser  avec les couleurs de leurs cousins africains. Les autres présentent des teintes  bleues ou vertes, très nuancées, associées à des fasciatures noires ,à des ponctuations bleu électriques ou à un grand développement  des nageoires dorsale et anale.

Poissons actifs qui vivent  fréquemment en harem et se livrent souvent à des luttes  pour la possession des femelles, les Cynos ( comme les nomment les killiphiles) ne sont pas adaptés à la vie dans un bac communautaire. Leur inadaptation à la concurrence alimentaire et une relative timidité vis à vis des autres familles de poissons, hormis pour les géants du groupe, les destinent  à une maintenance en aquarium spécifique.

 

Les Cynolebias : 4  genres, 53 espèces

La première description  du genre Cynolebias date de 1876, effectuée par le Dr. Steindachner . Il s’agit  de C. porosus,  originaire du sud-est brésilien. Les poissons de ce genre présentent un profil frontal  à la courbure très marquée, rappelant celui d’un chien, un boxer. D’où le nom Cynolebias ( “Cyno”signifie “chien”  en grec ) . Le corps de ces  espèces est plus ou comprimé latéralement et  relativement haut. La nageoire anale est toujours arrondie tandis que la dorsale est en retrait de l’anale.

Depuis la création du genre, plusieurs révisions de la classification du genre Cynolebias ont eu lieu. Les deux dernières  datent de 1996 et 1998 et sont dues aux travaux de l’ichthyologue Costa. Actuellement, en 2001, les killies de l’ancien genre Cynolebias sont classés en 5 genres, dont 4 nouveaux. Il s’agit des genres Megalebias, Austrolebias, Simpsonichthys et Cynolebias.

Le genre Austrolebias   regroupe une grande partie des espèces de l’ancien genre Cynolebias. Ces poissons sont   endémiques des contrées les plus australes de l’aire de répartition de ces killies : Argentine ( Andes et Patagonie exclues) et Uruguay.  La région argentine du Rio de la Plata  et  la zone côtière de l’Uruguay sont considérées comme le berceau  de ce genre qui se caractérise par une taille de 4 à 6 cm, A. vandenbergi excepté, et un corps très comprimé latéralement. Les Austrolebias présentent le profil frontal caractéristique à tous les Cynos. Ils sont remarquablement adaptés à l’alternance des périodes de hautes eaux et de sécheresse  et occupent des niches écologiques qui les placent à l’abri de la concurrence alimentaire de la plupart des autres poissons. Austrolebias nigripinnis et A. bellottii  sont considérés par les killiphiles  comme les archétypes des poissons annuels sud américains .

L’actuel genre Cynolebias  comprend des poissons de grande taille qui correspondent , stricto sensu, à la description effectuée en 1876 par le Dr. Steindachner. Sept poissons appartiennent à cette famille et atteignent tous la taille minimale de 15 cm, ce qui fait d’eux les géants des Cynos. Ces espèces sont uniquement présentes dans l‘Est brésilien, dans le bassin hydrographique du Rio Sao Francisco. Le front de ces grands Cynos est très nettement bombé et la mâchoire inférieure prognathe. Il s’agit des espèces albipunctatus, griseus, leptocephalus, perforatus, porosus, gilbertoi et microphtalmus. Ce sont des poissons à la stature et au comportement qui ne laissent pas indifférent ! Ils présentent  tous un corps massif de couleur bleu- vert ou gris, plus ou moins intensément ponctué de points  blancs ou bleu électriques. Leur habitat  est essentiellement  constitué de points d’eau temporaires ou de zones inondables  peu profondes  dans lesquels  la température de l’eau  fluctue de  23 à 32°C.  Ils sont  associés à une ou plusieurs espèces de petits Cynos ( Simpsonichthys)   qui sont les seuls poissons adaptés à ces niches écologiques. Dans ces biotopes, les Simpsonichthys constituent les“poissons-fourrage” des gros  Cynolebias. . Il  peut arriver que certains Cynos fréquentent des eaux permanentes mais  ils ne vivent pas plus longtemps  que les killies qui   disparaissent suite à l’assèchement du milieu. Il semble qu’une horloge biologique accélère  inéluctablement leur métabolisme  et les fait périr à l’issue d’un durée de vie  prédéterminée. Il est possible , en aquarium, de prolonger leur espérance de vie par une baisse de la température. Une  durée de vie de 18 à 20 mois peut alors être escomptée

Les Cynos classés  dans le genre Simpsonichthys  présentent  des nageoires  dorsale et anale bien développées  ,prolongées  par de longs rayons filamenteux. C’est au sein de ce genre que se trouvent les espèces  les plus colorées . Ces killies  proviennent  principalement de l’Est Brésilien, des bassins hydrographiques des Rio Tocantin, Parana, et Sao Francisco. Il s’agit de petites espèces, de 3,5 cm à 5,5 cm pour les mâles . Les femelles sont plus petites d’un centimètre et présentent toutes une coloration brun olivâtre  marquée d’une ou plusieurs taches noires au milieu  du corps. Le genre compte actuellement 24  espèces, essentiellement découvertes et décrites dans les années 90, mais les ichthyologues brésiliens mènent actuellement une exploration systématique de tous les points d’eau temporaires. Plusieurs nouvelles espèces de Sympsonichthys  sont actuellement en attente de description et  nul doute  que bien d’autres sont encore à découvrir. 

Pour en conclure avec  ce genre, il est intéressant  de remarquer que deux killies sont  classés temporairement au sein des Simpsonichthys: S. whitei S. myersi ( auparavant  genre Nematolebias).   

Huit espèces constituent le genre Megalebias qui, comme son nom le laisse supposer, regroupe des  poissons de grande taille, de 10 à 15 centimètres.  La teinte dominante  est le  gris bleuté ou le beige. Le corps massif rappelle souvent  celui d’un cichlidé ( un Astronotus pour M. robustus). L’oeil est barré d’une bande verticale noire, chez les deux sexes. Les femelles  sont d’une taille légèrement inférieure à celle des mâles et surtout,  leur corps est parsemé de  marbrures brunâtres. Plusieurs tentatives  de maintenance   de ces espèces sur plusieurs générations  ont été tentées mais aucune n’a été couronnée de succès jusqu‘à présent. L’échec semble dû à une  température d’élevage trop haute et surtout, à l’absence de fluctuation saisonnière des conditions de maintenance. Une différence entre les températures diurne et  nocturne  ainsi  qu’une baisse saisonnière jusqu’à 15°C,  voire 10 °C, pour reproduire les conditions de vie dans la région d’origine , semblent être indispensables

Les  lieux de vie

Les Cynolebias sont endémiques   du continent sud-américain. Leur aire de répartitition s’étend des  régions côtières du Brésil au  Rio de la Plata, en Argentine, en passant par le l’Uruguay et le Paraguay. Cette  grande distribution implique une diversité des régimes climatiques : tropical, sub-tropical  et méditerranéen (californien). Le point commun  de tous les biotopes fréquentés par les Cynos  est l’alternance d’une période d’assèchement   des milieux aquatiques , d’une durée de un à six mois, avec une autre  période d’abondance des eaux.

 Dans les régions soumises à un climat tropical (Brésil , Paraguay) les points d’eau s’assèchent consécutivement à une  hausse des températures et à une diminution progressive du régime des pluies. L’amplitude annuelle de la variation des températures est relativement peu importante, de 22 à 28 °C. 

Dans les régions  plus australes (Uruguay, Argentine), c’est le degré d’évaporation lié  à la température de l’air qui régit le niveau des eaux dans les milieux aquatiques temporaires et non  le régime des pluies . Une hausse conséquente des températures   induit un assèchement des points d’eau  de faible profondeur  qui sont les lieux de vie les plus fréquents des Cynolebias. Il est important de remarquer que l’amplitude  annuelle des températures est cette fois  importante. La moyenne est de 10 °C en hiver (mois de juillet, c’est l’hémisphère sud !) et de  25 °C en été ( décembre) . Le minimum relevé dans la région de Buenos Aires ( Argentine ) est de -3°C et le maximum de  40,5 °C. C’est dire l’adaptabilité des Cynos originaires de ces régions !

 

Dans  leurs contrées d’origine, les Cynolebias peuplent les mares, les trous d’eau  de surface  très réduite, les marécages, les prairies inondées et  également  les zones de débordement du réseau hydrographique. Ils fréquentent aussi les fossés bordant les voies de communications . Tous ces biotopes ont pour caractéristique d’être  saisonniers . Après assèchement,  dans les régions australes, ces lieux sont  souvent colonisés par des plantes  palustres ou herbacées  qui envahissent le sol des biotopes, de l’extérieur vers l’intérieur. Dans les régions tropicales, il ne subsiste qu’une surface craquelée  sous laquelle  demeure cependant une humidité relative, sous quelques  centimètres de terre.

Lors de hautes eaux , les milieux fréquentés par les Cynos sont souvent en communication avec les eaux libres , ce qui explique la présence de poissons non annuels dans certaines “mares à  Cynos”. Parmi ceux-ci  , quelques vivipares du genre Cnesterodon , des silures des groupes Corydoras et Callichthys, des characidés et des espèces des genres Metinys, Astyanax, Geophagus ( un cichlidé) et Gymnotus. D’autres gros  Cynolebias du genre Megalebias sont quelquefois sympatriques des  petites espèces  dont ils sont les prédateurs  .

Une flore aquatique abondante est commune à la plupart des biotopes fréquentés par les Cynolebias . Les plantes les plus couramment rencontrées sont les espèces des genres Bacopa, Myriophyllum, Ludwigia, Eleocharis et Azolla, une plante flottante. Les berges  sont souvent plantées de Scirpus et de roseaux.

 L’eau de ces milieux aquatiques est en général peu profonde, de l’ordre  d’un vingtaine de centimètres . Par contre, le fond est  très souvent meuble sur plusieurs dizaines de centimètres. En cas de danger, les Cynos s’y enfouissent , ce qui rend leur pêche difficile.  Les caractéristiques  physico-chimiques de l’eau sont très variables suivant la  région. Elles évoluent également au cours de l’année, suivant la température, le régime des pluies et le degré de pollution organique lié à la présence de bétail. Ceci est particulièrement vrai dans les régions de la Pampa, grand centre d’élevage bovin. Le P.H. fluctue de 5,7 à 7,9°  et le T.H. de 0 à 30°. Les nitrites , les nitrates et la concentration en ammoniaque atteignent quelquefois des valeurs très élevées. Des conditions à ne pas reproduire dans nos aquarium !

 

Comment les installer ?

La reproduction des Cynolebias est indissociable de leur maintien en aquarium, à moins de ne jamais réunir mâles et femelles ! Dès la maturité sexuelle  atteinte, c’est à dire souvent dès  9 semaines de vie, la reproduction  est une des activités majeures des Cynos. Il faut dire que dans les biotopes de ces poissons, il ne reste qu’environ 7 mois avant l’assèchement total des  points d’eau et donc de la mort des adultes.

 La maintenance de toutes les espèces de Cynos  requière un bac spécifique  aux  caractéristiques similaires.. Inadaptés à la concurrence alimentaire, bien que  les mâles soient territoriaux,  ils  dépérissent rapidement  en aquarium communautaire.

 Pour les installer  , de petits bacs   d’une vingtaine de litres  pour un trio  conviennent parfaitement, excepté pour les grands Cynolebias . Pour eux, 50 litres par trio sont nécessaires.  Une autre solution  consiste  à utiliser de  grands bacs pour un minimum de trois trios . En procédant ainsi, le mâle dominant  ne pourchasse pas  constamment le même rival et ne risque pas de le  tuer. Adaptés à la reproduction, les bacs doivent être fonctionnels  et agréables, tant pour l’ oeil de l’aquariophile que pour les poissons.  Le sol peut être recouvert de 4 à 5 cm de tourbe     ou de feuilles  de chêne. Elles doivent être brunes et avoir séjourné dans un seau d’eau jusqu’à être totalement submersibles. Une racine de tourbière garnie de Microsorum et des  plantes flottantes ( brins de Myriophyllum , Ceratopteris.....) mettent les teintes des Cynos en valeur . Ainsi ombragé par des plantes de surface, l’aquarium sécurisera les Cynolebias   qui sont majoritairement timides.

Côté technique, dans un aquarium à Cynolebias ,  la filtration la plus rationnelle est  obtenue par un filtre gouttière de faible débit, excepté pour les grands spécimens , gros mangeurs. Pour eux, il faut opter pour un modèle plus puissant . Un avantage supplémentaire de ce type de filtre est l’absence de forts remous au niveau du rejet.  Une légère modification est à apporter à la canne d’aspiration  pour éviter l’aspiration du substrat. Elle doit être  raccourcie  pour se situer 4 cm au-dessus  du sol.

 Le chauffage  utilisé est  un classique combiné chauffant dissimulé derrière le décor. L’erreur la plus classique  rencontrée dans le maintien des Cynos est  une température excessive qui abrège considérablement la durée de vie de ces killies. Pour la maintenance des espèces  argentine, sud brésilienne et uruguayenne, 21°C suffisent amplement ( nigripinnis, affinis, bellotti, viarius, adloffi, luteoflammulatus, .....). De nombreux aquariophiles les élèvent sans chauffage autre que celui de l’habitation. Les fluctuations entre les températures diurne et nocturne ainsi que saisonnières  ont un effet bénéfique sur ces poissons. Les   espèces  originaires des régions comprises entre l’équateur et les environs de Rio de Janeiro se plaisent dans des eaux plus chaudes , aux alentours de 24 °C ( constanciae, whitei, fulminantis, magnificus, hellneri....).

Les caractéristiques de l’eau n’ont pas une grande importance pour ces killies. Veillez simplement à éviter les extrêmes et à renouveler hebdomadairement 10% de l’eau,  pour limiter une baisse de P.H. liée à la présence de tourbe ou de feuilles de chêne.

La nourriture distribuée à nos pensionnaires exerce un effet direct sur leur santé et leur beauté. C’est également le cas pour les Cynos. Ce sont de bons mangeurs  et dévorent avec appétit toutes les proies naturelles, vivantes ou congelées : vers de vase, tubifex, larves de moustique  , enchytrées,  daphnies, artémias adultes ou leurs nauplies......

Une fois acclimatés à leur nouvel environnement, les couples ne vont pas tarder à se reproduire.  Les Cynolebias font partie des killies annuels qui plongent dans la tourbe  pour y déposer leurs oeufs. C’est un spectacle unique dans le monde des  poissons. A chaque plongée, le couple  dépose un oeuf puis réapparaît après quelques secondes. Chaque femelle dépose ainsi quotidiennement plusieurs oeufs. Ce sont des poissons prolifiques; la production hebdomadaire de nombreuses espèces dépasse les  30 oeufs  par femelle.

Les poissons-pluie

Dans la nature, les mois d’été ( l’hiver chez nous) marquent le glas de tous les Cynos. L’ancienne génération a totalement disparu par assèchement du milieu, mais la nouvelle attend, sous la boue desséchée  ou sous les racines des herbes qui ont envahi les mares.  Quand les pluies reviennent en mai et juin, les oeufs  éclosent dans les heures qui suivent la création des premières flaques d’eau. Les petits “poissons pluie”  grandissent alors très vite grâce à toute la micro faune aquatique  qui se développe à ce moment dans les points d’eau.

En aquarium, l’aquariophile collecte tous les mois la tourbe au fond des bacs de Cyno , la presse pour en extraire  l’eau excédentaire . Après vérification de la présence des oeufs ,  la tourbe est versée dans un sachet en plastique  et conservée  durant 8 semaines  aux alentours de 25°C. Passé ce délai, le sachet est ouvert  pour inspection des oeufs . Si la présence  d’alevin  dans les oeufs est constatée, la tourbe est mise en eau. Sinon, elle est remisée pour un mois supplémentaire.  A l’éclosion, la plupart des alevins sont capables d’ingurgiter des nauplies d’ artémias . Pour les autres, il faut prévoir un élevage d’infusoires  ou collecter du fin plancton de mare. L’eau à utiliser provient du bac parental et doit être relativement fraîche ( de 17 à 19 °C). Après les  éclosions, la tourbe est  à nouveau essorée , ensachée et stockée pour 15 jours supplémentaires. La seconde mise en eau procure souvent un bon nombre de nouveaux alevins. Nourris 2 fois par jours, les poissons grandissent vite et sont, pour la majorité ,sexués dès 8 semaines.

 

Le maintien des Cynolebias en aquarium et leur observation  sont de  grands moments dans la vie d’un aquariophile. Verser de l’eau sur un peu de tourbe et  y trouver dans l’heure  des alevins frétillants qui vont grandir et se reproduire en moins d’un an  est une expérience unique ! Alors, si vous disposez d’un petit bac   et que vous pouvez obtenir des oeufs de Cynos par un club ou des poissons chez votre commerçant aquariophile ( il faut les commander), n’hésitez surtout pas .

    

Quel avenir pour les Cynos ?

Que réserve l’avenir pour   les Killies Annuels Sud Américains  en général  et les Cynolebias  en particulier ?

 En Argentine et en Uruguay, les  Cynos ne semblent pas en danger. La démographie  et l’expansion  urbaine  ne menacent pas l’environnement.  Mieux, l’extension des voies ferrées et des routes  dans ces pays  nécessite la création systématique  de fossés  qui sont  périodiquement inondés. Les niches écologiques ainsi  créées sont rapidement colonisées par des Cynolebias. Très fréquemment, une population  de poissons  est  nommée d’après le numéro de la route  bordée par le fossé et par le point kilométrique. Par exemple : Megalebias prognathus,  Ruta 9, Department Rocha, Uruguay . Ou encore :Austrolebias nioni, km 331, Ruta 26, Uruguay.

Au Paraguay,  les biotopes à Cynolebias, du Chaco ( une immense plaine sauvage ,difficile d’accès ) et le Nord qui ressemble à la Floride sont préservés.

La grande inquiétude pour les passionnés de Cynos vient du Brésil. Certes, de nombreuses espèces de poissons annuels  sont découvertes grâce à l’extension des routes, mais celles-ci sont destinées à l’expansion  urbaine ou économique.  A la saison sèche, l’habitat des Cynolebias  ressemble  au paysage sec environnant. Après la saison des pluies, les biotopes sont en eau  et constituent une gêne pour  l’urbanisation ou la création de zones économiques. Au retour de la saison sèche, les trous d’eau sont alors remblayés pour  augmenter la surface utilisable à la “mauvaise” saison.

Dans ces régions, la présence des poissons annuels passe souvent inaperçue. D’ailleurs, ni les planificateurs ni les promoteurs   ne semblent s’intéresser à des poissons sans intérêt économique pour la population locale,  puisque trop petits pour être consommés.

Les solutions  pour éviter que des espèces  animales ne disparaissent avant même d’être décrites résident  dans l’information  sur l’importance de la biodiversité et dans la création de micro réserves animales (piscicoles) . La tâche semble bien difficile pour des régions en voie de développement  dont le premier objectif est l’amélioration des conditions économiques.

 

 

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